Dabbawallahs Mumbai bombay

C'est de la bombe, Bombay!

On doit vous avouer qu’on appréhendait quand même un peu Mumbai, la plus grande ville de l’Inde, capitale économique et de l’entertainment de l’Inde. Entre la réputation pas toujours flatteuse des grandes villes indiennes et notre bref passage à Chennai, on avait peur d’arriver dans une grande ville trop intense, bouillonnante et peu agréable. Mais en réalité, on a été très agréablement surpris par cette ville, et avons même regretté de ne pouvoir y passer plus de temps. Nous y sommes restés 5 jours, et honnêtement, 10 n’auraient pas été de trop pour s’imprégner de son atmosphère unique et envoûtante.

Ce n’est pas qu’il y a énormément de choses à visiter, d’autant qu’on a fait l’impasse sur plusieurs incontournables de la ville. Mais il se dégage une certaine insouciance et un côté assez laid back surprenants pour une mégalopole de 20 millions d’habitants!

On a d’autant plus apprécié la ville que c’est ici que nous avons été hébergés pour la première fois en Inde chez l’habitant. Vous pouvez d’ailleurs en lire plus sur notre hôte charmant, Amrish, en cliquant ici! Un grand merci à lui! Grâce à lui, on a pu reverser 50€ pour financer des initiatives locales, sociales et solidaires (pour chaque nuit d’hôtel que nous économisons en Asie, on reverse 10€ dans la cagnotte de notre asso Aroonii).

Se déplacer à Mumbai
Le sud de Mumbai
Les bidonvilles
Le parc national Sanjay Gandhi
Les autres quartiers de Mumbai
Où manger et boire à Mumbai

Se déplacer à Mumbai

Pour appréhender Mumbai, il faut d’abord en comprendre la géographie (attention, petite minute prof Manu à venir:-) ). Mumbai, que les locaux qu’on a rencontrés appellent toujours Bombay, est une ancienne colonie portugaise, Bom Bahia, littéralement la bonne baie. La ville est construite sur un petit archipel de sept îles qui ont progressivement été jointes ensemble au XVIIIème siècle. Partant du cœur historique à la pointe sud, la ville s’est étendue tout en longueur vers le nord.

Le nord de l’île est dominé par l’immense parc naturel de Bombay, poumon vert indispensable de la ville.

Il y a trois lignes de train urbain à Mumbai. Une ligne dessert la partie à l’ouest du parc du nord au sud, en partant de Church Gate vers Worli, Bandra et Andheri. Les deux autres desservent la partie à l’est et partent de la CST Station, ex-Victoria Station. Cette gare, absolument colossale, est une attraction touristique en soi, inscrite au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Il y a aussi des trains qui desservent Navi Mumbai, de l’autre côté de la baie. Attention, il y a des trains express et des trains omnibus. Si vous allez loin, ça peut valoir le coup de prendre un express et de changer plus tard pour reprendre un omnibus.

Attention aussi au wagon, voir au bout de wagon, que vous prenez, il y a plusieurs catégories: des portions de wagon pour les femmes, une classe normale, et une première classe. Un billet normal coûte autour de 5 à 20 roupies, selon la distance, un billet première classe coûte entre 50 et 165 roupies. Si vous êtes un homme, vous vous ferez promptement éjecter si vous rentrez par mégarde dans une section femmes. Le train fonctionne assez bien et les trains sont fréquents. Une fois compris les quelques abréviations, vous pouvez vous repérez à la première lettre qui donne le terminus et la mention express, affichées sur les écrans des gares avec l’horaire de passage et la voie.

En général, il est facile de repérer les wagons première classe: il s’agit ceux où il y a un peu de place 🙂 Eh oui, le train de Mumbai est bondé quasiment en permanence! Les trains circulent toutes portes ouvertes, et c’est la cohue à chaque arrêt. Ne soyez pas surpris si, deux arrêts avant le leur, des mumbaikars vous somment de dégager de leur passage. Lorsque le train arrive en station, avant de s’être complètement arrêté, les passagers descendent en jouant des coudes en même temps que d’autres montent en faisant de même. C’est un peu un pogo à chaque arrêt! Une fois, le wagon était relativement vide, donc on s’est mis à l’aise en plein milieu. Un passager est gentiment venu nous avertir en nous disant de nous retirer vers l’arrière, car on arrivait à une station fréquentée. Sans rire, on a jamais vu ça: avant même que le train s’arrête, une avalanche de passagers s’est déversée dans le train! Impressionnant, on aurait dû filmer ça, mais ça a été tellement rapide qu’on a pas pu dégainer. Les parisiens feraient bien de venir voir avant de se plaindre de leur métro 😉 (No offense, on est parisiens nous-mêmes et nous aussi on se plaint du métro parisien!).

Dans les couloirs des gares et des stations, c’est un peu la même cohue: un indien qui nous voyait un peu désemparés s’est improvisé comme « tourist coach », nous a interpellés en riant, et nous criait « Move move! Follow Me! Like this! Indian Style!… Yes, Good! ». C’est drôle parfois, d’essayer de se frayer un chemin dans une marée humaine quand les gens se marrent en vous voyant passer :).

En prenant le train, si vous n’avez pas le nez dans les côtes d’un autre passager (Manu parle pour Stéphanie, là 🙂 ), observez les abords de la voie: vous longerez les nombreux bidonvilles de Bombay, notamment Dharavi, qui dispute le titre de plus grand bidonville du monde, construit dans un triangle entre (et aussi un peu sur) les voies des trains est et ouest.

Dernière anecdote sur les transports à Mumbai, évitez de frauder dans le train. Par un malencontreux hasard, en revenant du parc naturel, on a pris le train sans billet, et en plus en première classe. La totale pour se faire aligner quoi. Notre hôte Amrish nous avait accompagnés au parc, mais était parti plus tôt et avait gardé nos tickets aller-retour. On s’est souvenus qu’on n’avait pas nos billets une fois dans le train… Quant à la première classe, comme nous partions de la pointe nord en-dehors des heures pointes, tous les wagons étaient pour une fois assez vides, on n’a pas vu quoi… En descendant à notre station, un contrôleur nous interpelle et nous demande notre billet. N’ayant pas de billets et, en plus, ayant voyagé en première classe, l’addition a été salée: 670 roupies (près de 10€)!

Les distances sont grandes à Mumbai, et les trains ne vont pas très vite, donc prévoyez votre temps de transport. Par exemple, le quartier où nous logions, Andheri, est à une vingtaine de kilomètres du sud, soit 30-45 minutes de train.

Il y a aussi un métro aérien récent qui traverse Mumbai d’est en ouest, desservant les quartiers nords de la ville, en passant par l’aéroport et près de Juhu. Par contre, on n’a pas eu l’occasion de le tester.

Le sud de Mumbai est interdit aux rickshaws, donc vous n’y verrez que des taxis, qui fonctionnent au mètre: refusez de monter si le taxi veut négocier le prix à l’avance, et faites attention qu’il mette bien le mètre. Au nord, c’est le règne des tuktuks, eux aussi au mètre, qui attendent en masse près des stations de train, notamment aux heures de pointe, donnant le genre de spectacle ci-dessous. Aussi, comme on est étrangers, alors que notre hôte Amrish ne se voyait quasiment jamais demander un prix fixe, nous avons dû refuser 2-3 tuktuks à chaque fois avant d’en trouver un qui veuiller bien tourner au mètre avec nous… Ne lâchez rien!

Le sud de Mumbai

C’est vers la pointe sud, centre historique de Mumbai, que se concentrent la plupart des attractions touristiques de la ville. Flânez notamment dans les quartiers de Colaba, Kala Ghoda et Fort, où se trouvent les plus beaux bâtiments. On peut noter le Taj Mahal Hotel, le plus prestigieux de toute l’Inde, construit en 1903 par la famille Tata pour accueillir la classe bourgeoise émergente indienne qui se voyait l’accès refusé à l’hôtel le plus chic de l’époque, réservé aux étrangers.

Juste à côté, la fameuse Gateway of India, à ne pas confondre avec la India Gate de Delhi, grande arche monumentale donnant sur la mer. C’est aussi d’ici que partent les bateaux pour Elephanta. Ensuite, le grand musée, anciennement Prince of Wales Museum, que nous n’avons pas visité.

En remontant par le nord-est, vous traversez les quartiers de Fort et Kala Ghoda. Kala Ghoda est un quartier tout en ruelles, constellé de petites galeries d’art et restos branchés. C’est aussi là que vous pourrez voir la synagogue, fermée pour shabbat quand on y est passés (décidément on n’a pas de chance avec les synagogues en Inde 🙂 ).

Au nord de Fort, si vous n’y êtes pas déjà passés en arrivant à Mumbai, allez voir l’imposante CST, ex-Victoria Station, l’immense gare principale de Mumbai. Proche de la Victoria Station, il y a le Crawford Market, grandes halles britanniques. Nous on l’a trouvé assez décevant, avec un côté attrape-touriste et beaucoup moins beau que d’autres en Inde (ah, Mysore!). Proche du Crawford Market, dans les ruelles environnantes, se tient le Zaveri Bazar, en plein air, où l’on se fraye un passage au milieu de la foule. L’ambiance y est super sympa et très animée! Longeant le nord du bazar, vous pouvez admirer la grande mosquée Jama Masjid.

N’oubliez pas de passer à Church Gate un peu avant 11h30. Puisque cette gare dessert tous les quartiers nord-ouest où se concentrent les mumbaikars plus aisés, c’est le lieu d’un service et d’un spectacle unique au monde, celui des dabbawallahs, les livreurs de lunchbox. De nombreux salariés de bureaux dans les quartiers suds préfèrent un déjeuner fait maison par leur femme. Celles-ci préparent le déjeuner de leur mari le matin et le mettent dans une gamelle numérotée qu’un premier dabbawallah vient chercher pour l’amener au train, par lequel il arrivera à 11h30 précises à Churchgate. De là, d’autres dabbawallahs font le tri des 200 000 gamelles livrées chaque jour et partent les livrer dans les bureaux de la ville! A vélo, avec des chariots, parfois à bout de bras ou sur la tête! Une machine impressionnante et qui ne faillit jamais. Si cela vous intéresse, vous pouvez regarder le film The Lunchbox qui raconte la rencontre entre une jeune femme frustrée et un veuf aigri à l’aube de la retraite, née d’une erreur de livraison par un dabbawallah. Une fois les dabbawallahs partis, en vous baladant dans les quartiers autour, vous pourrez les voir à vélo ou à pied en train d’amener les déjeuners à tous les coins de rue.

Les bidonvilles

Mumbai est une ville de contrastes assez brutaux, une ville de contraires même, notamment entre l’opulence de ses classes moyennes et aisées, et la misère qui peut surgir à chaque coin de rue. Le moindre bout de trottoir au pied d’un immeuble de standing peut devenir la maison en bouts de bois, cartons et bâches en plastiques d’une famille. On se souvient être passés sur un trottoir, sans dévier notre chemin, à côté d’une famille qui cuisinait à même le bitume, dans des récipients de fortune, sur un feu alimenté de papier journal. Et bien, quand nous sommes passés, ils nous ont souri à pleines dents, et nous ont dit bonjour, simplement. Plus loin, un drap était accroché à une branche d’arbre. Soudain, le drap s’est mis à bouger: un nourrisson était caché dedans, alors que sa mère s’affairait à côté en triant la récolte des poubelles du matin… On ne va pas vous mentir, c’est dur, et on a eu le coeur brisé à maintes reprises.

C’est à Mumbai que se trouve aussi un des plus gros bidonvilles du monde, Dharavi, abritant près d’un million d’habitants. Ce quartier est passé à la postérité grâce à Slumdog Millionaire, l’histoire du film s’y déroulant, et incluant des habitants de Dharavi au casting. De nombreuses agences proposent des tours de Dharavi, mais si vous voulez visiter le quartier (nous avons longuement hésité et ne l’avons finalement pas fait), passez par un tour responsable où les revenus profitent à la communauté, par exemple Reality Tours and Travel. La visite des bidonvilles reste un sujet polémique, à chacun de choisir de s’y rendre ou non, en son âme et conscience. Quoiqu’il en soit, dans les tours organisés, les photos sont interdites et nous trouvons cela très bien, cela évite le côté trop « voyeuriste » de la visite.

Plus proche du centre, juste à côté de la station Mumbai Mahalakshmi, au pied des grands immeubles de bureaux de Worli, se trouve le Dhobi Ghat, le quartier des blanchisseurs. Ce petit bidonville est le grand lave-linge à ciel ouvert de tout Mumbai. Tout ce quartier est consacré à la blanchisserie: dans ses petites ruelles, on lave le linge dans des bassins en pierre, tandis que les toits de ses maisons servent d’étendoirs géants! C’est impressionnant, et on a trouvé le spectacle saisissant. Vous pouvez orbserver ce qu’il s’y passe depuis le pont qui rejoint la station. Si vous souhaitez visiter le quartier, vous pouvez, et cela ne craint rien. Sachez simplement que les habitants se sont organisés pour faire payer l’entrée du quartier: on ne sait pas si c’est une bonne chose, car comme ce n’est pas officiel, on ne sait pas à qui revient l’argent… il y a peu de chances pour qu’il soit redistribué!

La situation des habitants de ce quartier est difficile, soyez-y préparé. Une adorable petite jeune fille est venue aborder Stéphanie, tentant de lui vendre des sacs en tissu faits main. Stéphanie a refusé d’acheter, mais a commencé à discuter avec elle. Elle parlait très bien anglais! Elle était curieuse, et racontait qu’il y a plus de 1 400 personnes qui vivent là, comme elle. Elle ne va pas à l’école, car elle doit travailler, elle est seule avec sa mère. Elle a à peine 12 ans, et se demande pourquoi les touristes qui ont de l’argent ne veulent pas lui acheter ces sacs. Stéphanie essaie de lui expliquer très basiquement que c’est parce qu’ils n’en ont pas besoin, puis se ravise, lorsque la jeune fille lui répond qu’elle, elle en a besoin. Stéphanie essaie alors de lui expliquer que si on ne lui achète pas de sacs, c’est parce qu’on préférerait qu’elle aille à l’école. Alors elle a demandé un chocolat, puis un pepsi… on n’a pas encore la réponse de l’attitude à avoir face à la mendicité, et surtout face à la mendicité infantile.

La plupart de nos discussions avec les ONG qui travaillent à la protection de l’enfance arrivent à la même conclusion: acheter ou donner quelque chose à un enfant dans cette situation, c’est l’encourager à mendier et l’éloigner des bancs de l’école. Une des solutions est de faire des dons à ces associations qui font un vrai boulot de fond sur le terrain, et sur le long terme. Mais on ne peut pas s’empêcher de se dire que si ces enfants font ça, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas le choix, alors que faire? Cette fois, Stéphanie n’a pas cédé, et a dit à la jeune fille que les sucreries ce n’est pas bon pour les enfants, mais au fond, ce n’est pas tout à fait vrai: elle ne doit pas en manger tous les jours, elle ne doit pas manger tous les jours, d’ailleurs… Cette rencontre a été très marquante, et encore aujourd’hui, Stéphanie se demande si elle a eu la bonne attitude. De toute façon, autant vous l’annoncer tout de suite: elle a craqué plus tard, et à plusieurs reprises. Elle a donné, elle a offert à manger. Est-ce bien, est-ce mal? Nous sommes des êtres humains, après tout, on ne détient pas la vérité, on essaie de faire comme on peut avec nos émotions face à une situation. Mais une chose est sûre: à chaque fois que nous sommes sollicités par des personnes démunies, on ne les ignore pas, on leur répond, on les considère. Et on leur sourit. Parfois, ça débouche sur des conversations: un peu d’humanité dans la pire des situations, ça ne peut pas faire de mal, après tout.

Le parc national Sanjay Gandhi

Cet immense parc couvre 104 km2 (soit, à 1km2 près, la taille de Paris intra-muros). Il s’agit sans surprise d’un des plus grands parcs en zone urbaine au monde, et il aide grandement, avec la proximité de la mer, à rendre l’air à Mumbai plus respirable que dans d’autres villes indiennes comme Bangalore ou Delhi. Si vous êtes à Mumbai pour quelques jours, allez y faire un tour. En passant par l’entrée principale (45 roupies par personne), à 10 minutes à pied de la station Borivali, vous pouvez louer des vélos (60 roupies par personne pour des vélos corrects) et allez visiter les Kanheri Caves, temples bouddhistes creusés dans la roche au Ier siècle avant JC. Sur le chemin, vous verrez aussi un grand temple Jain. Avec un peu de chance, vous verrez des singes et des cerfs dans les sous-bois…

Il y a aussi d’autres accès au parc à l’est, ainsi que depuis Film City, grand complexe de studios où se concentre Bollywood.

Vu sa taille, il y a de nombreuses autres activités à faire dans le parc, comme de l’escalade, de la randonnée, du pédalo, et même un safari pour voir des lions et des tigres en semi-liberté!

Les autres quartiers de Mumbai

En réalité, étant donné la surface de Mumbai, on pourrait presque parler d’un grand regroupement de petites villes plutôt que de quartiers, chacune centrée sur une station de train, et avec ses propres spécificités, ses commerces… En quelques jours, on ne peut qu’effleurer la surface de cette mégalopole tentaculaire, et l’endroit où vous logerez aura une grande influence sur ce que vous verrez de la ville ou non. Beaucoup de ces quartiers ont un quartier est et un quartier ouest, de chaque côté du train qui le dessert. Nous avions la chance d’être hébergé dans le quartier de Lokhandwala, au nord d’Andheri et Juhu, quartier résidentiel huppé où vivent notamment beaucoup de stars de Bollywood, Film City n’étant pas loin. Ce quartier n’échappe pas aux contrastes qui caractérisent Mumbai: constatez par vous-mêmes, depuis la fenêtre de l’appartement d’Amrish, on a l’impression qu’une forêt vit entre les buildings… Et oui, Mumbai est une ville très verte!

Pour une balade sur le front de mer et respirer l’air du large, vous pouvez longer Marine Drive. Les mumbaikars viennent s’y promener le soir, à la fraîche. Nous y sommes allés dans la matinée, pour rejoindre ensuite Colaba. Bon, très honnêtement, si vous pouvez vous en passer, passez-vous en. C’est sûr que c’est plus calme et qu’il y a moins de trafic qu’ailleurs dans la ville, mais il y a d’autres choses à voir à Mumbai.

Pour sortir un peu des sentiers battus et voir un autre visage de la ville (oui, encore un autre!), vous pouvez passer le long d’un mur plein de graffitis, « The Wall Project ». Pour vous y rendre, allez au sud de Dharavi, entre les stations Mahim Junction et Matunga Road Railway. Faites le dans un sens ou dans un autre.

Ce n’est pas extraordinaire non plus hein, ça n’a rien à voir avec le mur de Berlin, les graffitis ne sont pas de très haut niveau. Mais bon, ça peut faire une petite sortie street art de 2 heures, et surtout ce qui est intéressant, c’est que le soir, à l’entrée des stations de train citées, une foule de vendeurs à la sauvette s’installe par terre et vend fruits, légumes, noix et autres denrées aux travailleurs qui rentrent chez eux.

Il y a de nombreux quartiers que nous n’avons pas visités, comme Juhu, sa plage (où l’eau est beaucoup trop polluée pour se baigner, comme toutes les plages de Mumbai), ses restaurants et ses bars branchés… ou encore Malabar Hill. Ce grand quartier, construit autour d’une petite colline sur une sorte de presqu’île est un quartier résidentiel luxueux, avec notamment la maison où séjournait Gandhi lorsqu’il venait à Bombay, aujourd’hui transformée en musée en sa mémoire, ainsi que les Hanging Gardens, à côté desquels se trouve les Tours du Silence de la communauté parsie.

Cette toute petite communauté, aujourd’hui composée de quelques dizaines de milliers de personnes en Inde, concentrée à Mumbai, a émigré de Perse au VIIème siècle. C’est la minorité la plus riche de l’Inde, dont fait notamment partie l’illustre famille Tata. Pour revenir aux Tours du Silence, il s’agit de tours sur lesquelles les parsis placent leurs morts pour qu’ils soient consommés par les vautours. Il est formellement interdit de visiter les Tours du Silence, et ça se comprend.

Quant à Elephanta, où tout touriste qui se respecte et qui vient à Mumbai, se rend pour visiter les grottes sculptées: on ne l’a pas fait, car on savait qu’on allait se rendre à Ajanta et Ellora, et que d’après ce qu’on nous a dit, Elephanta ne tiendrait pas la comparaison…

Où manger et boire à Mumbai

Comme nous étions hébergés chez l’habitant, nous n’avons pas d’endroits à vous recommander où dormir à Mumbai (enfin sauf si vous arrivez à vous faire héberger chez Amrish :-), ça, on vous le recommande! ). Sachez qu’à Mumbai, comme pour beaucoup d’autres choses, l’hébergement coûte assez cher et le standing n’est pas de la meilleure qualité. La plupart des touristes logent à Colaba, pour être près des attractions touristiques, ou vers Bandra et Juhu pour être dans le Mumbai branché.

Pour manger, comme Mumbai est une ville cosmopolite et prospère, il y a l’embarras du choix, de la street-food bon marché (notamment toutes sortes de rolls, faits avec différentes galettes de pain, naan, roti ou parathas, et un grand choix de garnitures) aux grands restaurants chics, en passant par toutes les cuisines du monde.

On peut vous conseiller notamment dans le quartier de Fort le Britannia & Co, un vieux restaurant parsi ouvert en 1923, très très bon, quoiqu’un peu cher. Autre bonne adresse dans le coin, Farmer and Sons, qui sert une cuisine européenne à fortes influences italiennes, uniquement faite avec de bons produits achetés directement aux producteurs. L’addition est un peu salée, mais c’est très bon.

Au rayon sorties, Mumbai c’est un peu the place to be (enfin, les étudiants mumbaikars avec qui ont a fêté le Nouvel An nous recommandent davantage Bangalore pour ça… on n’a pas été vérifier, ce n’était pas au programme). Mumbai, c’est sans doute la ville la plus ouverte et moderne en Inde quant aux moeurs et aux traditions. On n’a pas trop profité de la nightlife de Mumbai, puisque nous avons passé pas mal de temps chez Amrish et avec quelques uns de ses amis, notamment un Nouvel An en petit comité assez marrant! La jeunesse mumbaikars, du moins celle de la classe aisée, est pleine d’ambition et de rêves… rit, fait la fête, discute de tout… sur fond de playlist Youtube, avec des bières et des pizzas (épicées, les pizzas!). C’est saisissant à quel point ils ressemblent à notre jeunesse, d’ailleurs. Toutefois, on a deux bonnes adresses à vous partager: Amrish nous a emmenés dans un des bars à bière de la ville, le Doolally Taproom (deux emplacements: à Bandra et à Andheri), avec un beau choix de bières produites par le bar. On a aussi entendu parler plusieurs fois d’une chaîne de bars au concept original, le Bar Stock Exchange, où le prix de l’alcool évolue en fonction de l’offre et de la demande. Quoi de plus approprié dans la capitale financière de l’Inde!

Après la frénésie urbaine de Mumbai (mais qui est étonnamment cool à vivre), on s’est mis en route pour notre dernière destination d’Inde du Sud, Aurangabad, pour retourner aux vieilles pierres dans les sites d’Ajanta et Ellora.

Pour en savoir plus sur l’Inde du Sud, consultez notre dossier!
Et pour l’Inde en général, y compris nos conseils pratiques, c’est par ici!

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