badami temple

Badami: meilleur lassi et chauve-souris

Après l’émerveillement de Hampi, et avant de vivre la frénésie de Mumbai, on avait décidé de passer par Badami, petite ville un peu à l’écart des circuits classiques, connue pour ses temples creusés dans des grottes.

Sur le papier, ça avait l’air simple puisque Badami est à moins de 150 km de Hampi. Finalement, ça a été un peu plus compliqué que ça… En effet, il n’y a pas de bus ou de trains directs d’une ville à l’autre. La meilleure solution que l’on ait trouvée est de prendre le train de Hospet à Gadag, puis de prendre un autre train de Gadag à Badami, pour un trajet de près de 7h avec les correspondances (3 à 4h d’attente à Gadag). La gare de Badami est, quant à elle, à un peu moins de 5km de la ville elle-même.

Mais bon, on doit bien dire que ces trajets en train ont été assez sympathiques, car on a eu le temps de discuter avec de charmants jeunes hommes qui se rendaient à Gadag pour affaire. Ils étaient curieux de nous voir là, étaient contents de parler anglais, et on s’est dit au revoir avec une traditionnelle séance selfies. Quant au train qui nous emmenait vers Badami, je me souviens (Stéphanie), avoir croisé un homme qui m’a profondément touchée et marquée. Il est monté à une gare sur le trajet, je ne me souviens plus de laquelle, et s’est assis en face de moi. Il ne me quittait pas des yeux, avec son regard franc, brillant et bienveillant. Il y avait quelque chose chez cet homme, d’une bonté infinie, quelque chose de presque divin. Son visage respirait la gentillesse et la générosité, et ses rides et ses cheveux blancs racontaient son histoire. Il était vêtu simplement, et n’avait rien. Il ne parlait pas anglais, mais me parlait dans sa langue, il voulait échanger avec moi.

Le jeune homme assis à ma droite à commencer à jouer les interprètes, et nous avons pu échanger quelques mots. Je crois n’avoir jamais vu, chez quelqu’un, un tel rayonnement. J’aurais aimé en savoir plus sur lui, mais la barrière de la langue m’en a empêchée. Lorsque nous sommes descendus du train, il est descendu avec nous, juste pour nous saluer une dernière fois, avec son grand sourire. C’est à ce moment-là que je me suis souvenue que j’avais imprimé des photos de ma famille pour pouvoir échanger avec des personnes sur le chemin, l’image permet de communiquer au-delà des mot… j’avais manqué cette opportunité, et me suis promis de ne plus la laisser passer la prochaine fois que je ferai une aussi belle rencontre.

Les temples dans les grottes
Autour du lac
Aihole et Pattadakal
Où dormir et manger à Badami

Les temples dans les grottes

Il s’agit du monument le plus connu de Badami, un ensemble de quatres temples sculptés dans des grottes. En partant de la gare routière (où sont concentrés la plupart des hôtels de la ville), comptez 15 minutes à pied pour y arriver. L’entrée nous a coûté 200 roupies par personne, appareil photo inclus. Ces 4 temples sont creusés le long d’une petite falaise qui surplombe un joli lac, lui-même entouré de ghats et d’autres temples anciens.

Lors de votre visite, faites attention aux singes, particulièrement agressifs ici (on a vu une femme se faire mordre!). Les temples sont de différentes tailles, influences, et raffinement, mais sont tous intéressants et beaux. Et n’oubliez pas de profiter un peu de la jolie vue sur le lac et la ville de Badami!

Autour du lac

En redescendant, vous pouvez vous diriger vers les ghats, et faire le tour du lac dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Sur le chemin, vous verrez des sculptures insolites perdues dans la végétation, représentant l’histoire de l’humanité. Il s’agit sans doute des restes d’un petit musée en plein air, mais c’est pour le moins incongru. En poursuivant votre route, vous arriverez sur un beau vieux temple au bord de l’eau, et vous pourrez admirer les lavandiers et lavandières étendre leur linge sur les ghats.

Un peu plus loin, vous tomberez sur le musée archéologique, qui recense des pièces trouvées à Badami, Pattadakal et Aihole. C’est aussi par ici que vous pourrez monter au fort sur la colline, dominant la petite ville de Badami. Nous n’avons pas visité le fort, de ce que l’on en a lu, la balade est jolie et la vue y est belle, mais il ne reste plus grand chose du fort lui-même. Comme on savait qu’on allait visiter plein de forts dans le Rajasthan dans les semaines à venir, on ne s’est pas motivés pour la montée. Il y a aussi, paraît-il, deux temples sur la colline qui seraient en meilleur état.

Aihole et Pattadakal

Badami sert aussi de base pour les touristes voulant visiter Aihole et Pattadakal. On vous le dit tout de suite, on n’a eu ni le temps ni le courage d’y aller, mais a priori ça vaut le détour. On a accepté depuis un moment qu’en voyage, on ne peut pas tout faire…

Aihole est un tout petit village à 35km de Badami, entouré de plus de 125 temples de l’époque médiévale. Pattadakal, sur la route vers Aihole, à 22km de Badami, est le site d’une dizaine de temples, datant des VIIème et VIIIème siècles, classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. C’est à ne pas rater si vous avez le temps, d’après ce qu’on nous a dit!

Où dormir et manger à Badami

Pour dormir à Badami, la plupart des hôtels sont à côté de la gare routière, sur la route principale de la ville. Nous avons dormi à l’hôtel Rajsangam International. On ne vous le recommande pas, cherchez mieux ailleurs! En effet, déjà c’est assez cher (1 800 roupies la nuit). Puis, le staff n’est pas très aimable, et ment compulsivement. Tout d’abord, malgré la description sur booking qui précise du wifi dans les chambres, en réalité le wifi ne marche que jusqu’au deuxième étage. Le mec à la réception nous a dit qu’il s’agissait d’un problème de réseau dans tout Badami… Ben oui, bien sûr. Puis nous avions demandé un lit double, et avons eu deux lits simples. Le staff n’a fait aucun effort pour nous trouver une autre chambre, que ce soit avec wifi ou lit double.

Le clou de notre bref séjour a été la chauve-souris dans notre chambre. La première nuit, on regarde tranquillement un film sur l’ordi, et quand on rallume la lumière, on voit une chauve-souris qui fait le tour de la chambre à toute vitesse! Problème, comme le petit balcon est grillagé pour se protéger des singes (on vous l’a dit, y’en a un paquet à Badami et ils sont mauvais), on a aucun moyen de la faire sortir, et on se demande bien comment elle a pu rentrer là! On va voir le staff pour leur expliquer, clairement ils nous prennent pour des fous, mais après avoir un peu insisté, ils viennent vérifier.

Malheureusement (ou heureusement), entre temps, la chauve-souris s’est enfuie (a priori en passant dans un trou dans le faux-plafond). Les mecs du staff se foutent assez ouvertement de notre gueule et ne veulent pas nous croire. Et là, nouveau mensonge quand on se plaint à la réception le lendemain matin, le mec nous dit que ce n’est pas possible car il n’y a pas de chauve-souris à Badami (vous verrez, elles pullulent dans les grottes juste à côté)… Bah oui, et puis y’a pas de singes non plus, à Badami! Donc voilà, passez votre chemin concernant l’hôtel Rajsangam si vous le pouvez!

Nous n’avons été que dans un seul resto à Badami, où nous avons mangé tous nos repas. Il s’agit du restaurant Banashree, au pied de l’hôtel Rajsangam. C’est pas cher, délicieux, et les serveurs sont même plutôt sympas, une fois n’est pas coutume! On vous recommande particulièrement leur lassi (le meilleur qu’on ait goûté dans toute l’Inde! Avec des noix et des fruits secs, un dé-lice!), leurs dosas et surtout leur tomato omelette, absolument divine. Cette dernière n’est pas tout à fait une omelette, puisqu’elle est faite sans œuf, mais plutôt une galette à base de farine, très moelleuse et savoureuse. Dans tous les cas, essayez cette recette quand vous la voyez en Inde du Sud, et c’est au Banashree qu’on a mangé la meilleure de notre voyage!

Voilà, après Badami, on partait à la découverte de la gigantesque et contrastée Mumbai (contrastée c’est peu dire d’ailleurs…), poumon économique de l’Inde et centre de l’industrie de l’entertainment indien!

Avant ça, un long périple. D’abord, un bus public de Badami à Bagalkot vers 11h-12h, tape-cul au possible, après un train de Bagalkot à Solapur, vers 14h, et enfin un train de nuit de Solapur à Mumbai, arrivant vers 8h du matin. Bilan: un bus, deux trains, le train urbain de Bombay et 21h de trajet!

Bon, si on avait réservé plus tôt, on aurait pu avoir un trajet un peu plus court, et ne pas avoir à acheter notre billet de train en première classe. Moralité, même si la première classe c’est quand même cool (on a eu une cabine coupe avec 2 places rien que pour nous… enfin presque, puisqu’une petite souris et un cafard se sont baladés sur Manu pendant la nuit!), il faut bien réserver ses trains dès qu’on peut en Inde! Quant aux bus, lisez notre article sur le sujet pour savoir comment ça se passe.

Pour en savoir plus sur l’Inde du Sud, consultez notre dossier!
Et pour l’Inde en général, y compris nos conseils pratiques, c’est par ici!

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