Inde: se déplacer en bus

Pour de longues distances, on vous recommande de prendre le train, même si c’est un moyen de transport plus cher que le bus. Au bout d’un moment sur les routes chaotiques de l’Inde, on opte avec plaisir pour le train, plus fiable et plus confortable.

Malgré tout, selon votre itinéraire, vous serez bien obligés de prendre quelques bus! Pour de longues ou courtes distances… Sauf si vous décidez de faire un tour organisé avec taxi et chauffeur, auquel cas, vous ne lirez cet article que pour bien rigoler…

I) Petites distances de jour en Inde: les bus publics

Dans le bus public: règles de vie et confort pratique
La réservation des bus publics
Définir son trajet avec les bus publics
Les compagnies de bus privées

II) Bus de nuit pour les longs trajets en Inde

Trouver son bus de nuit
Les différentes catégories de bus de nuit

Petites distances de jour en Inde: les bus publics

Pour les courtes distances à parcourir dans la journée (attention, courtes ne veulent pas dire rapides… on a tout de même mis 9h pour parcourir 180km entre Thanjavur et Pondichéry!), vous allez grimper dans des bus locaux, gérés par le gouvernement de l’état où vous êtes.

Par exemple, KSRTC est le nom de la compagnie de bus gouvernementaux keralaise (ou du Karnataka), et TNSTC est celle du Tamil Nadu.

Dans le bus public: règles de vie et confort pratique

Vieilles carlingues rafistolées maintes fois, à porte battante ou sans porte, aux suspensions optionnelles, mais avec ventilation naturelle (comprenez sans fenêtre), elles vous feront sauter au plafond à chaque nid de poule. Mais quel plaisir cela a été pour nous de prendre les bus locaux! On peut voir le paysage qui défile sous nos yeux, on observe la vie qui se passe dans le bus (oui oui, croyez-nous, il y a une véritable vie dans le bus).

Et on a un contact facile avec la population, peut être aussi puisqu’on y est souvent serrés comme jamais. Important, à ce sujet: les hommes évitent de s’asseoir à côté des femmes, et plus encore à côté des femmes étrangères. Respectez ce principe.

Information capitale: il n’y a pas de soute à bagages dans ces bus! On case comme on peut nos affaires, en s’asseyant dessus ou en payant un siège passager supplémentaire. « Faites comme les indiens! » nous direz-vous. Sauf que, chose étonnante, pour tous les trajets en bus que l’on a faits à travers le pays, et il y en a eu, nous étions les seuls à voyager avec bagages… les indiens voyagent vraiment très léger, surtout dans les bus de jour comme de nuit! C’est un mystère que nous n’avons pas encore éclairci. Notre recommandation: placez-vous, autant que faire se peut, à l’avant du bus pour avoir un peu de place pour mettre vos sacs, sinon vous serez souvent relégués à l’arrière, où ça secoue le plus.

Mais on n’a rien sans rien: à l’avant, munissez-vous de boules quiès, vous serez juste à côté du klaxon (les indiens adorent klaxonner, et les bus ont souvent plusieurs tonalités de klaxon customisés, et s’en servent en permanence dans une cacophonie assourdissante). Aussi, si vous avez peur sur la route, à l’avant vous verrez tout ce qu’il se passe entre les dépassements hasardeux, le frôlage de 2 bus à fond à quelques centimètres l’un de l’autre et j’en passe… A vous de choisir.

Si les indiens ne s’embarrassent pas de bagages, ils ne s’embarrassent pas non plus comme nous quand ils sont malades sur la route… le bus bouge beaucoup, quand il y a des routes sinueuses en altitude c’est pire. Faites comme eux: vomissez par la fenêtre qui est, on vous le rappelle, toujours ouverte.

Ravitaillement: vous vous arrêterez, selon les trajets, dans différentes stations de bus où les passagers montent et descendent. Vous aurez peut-être de le temps d’aller acheter quelques snacks de votre goût, sinon les vendeurs à la sauvette viennent à vous et vous passent leurs marchandises par la fenêtre (décidément, pratique, la fenêtre ouverte). Et là, svp, ne faites pas comme les indiens: une fois que vous avez avalé votre en-cas, ne jetez pas l’emballage par la (toujours fameuse) fenêtre.

Et enfin, par mesure de précaution, on dit toujours bien au chauffeur et au contrôleur (chaque bus a son propre contrôleur) où l’on descend. Si vous souhaitez descendre à un point précis de la ville où vous allez, comme un carrefour près de votre guest ou hôtel, ne pas hésiter à le demander. C’est une pratique assez courante, et vous verrez souvent le contrôleur tirer sur une corde, depuis le fond du bus, qui fait tinter une petite cloche à côté de l’oreille du chauffeur pour lui indiquer départs et arrêts.

La réservation des bus publics

Si emprunter les bus locaux vous permet une première immersion dans la vie locale (par définition), cela vous permet également de faire des économies: les billets sont très peu chers, et sans réservation. En effet, les connexions entre les villes sont nombreuses, il y a souvent des bus qui partent en continu toutes les 10-15 minutes, ou 1h maximum.

Pour ces lignes, il y a en général très peu d’informations disponibles sur internet, donc votre meilleure source d’information est votre guesthouse ou le guichet de la station de bus. Du moins, quand ils sont d’accord entre eux: attendez-vous, une fois arrivés à la Bus Station, à faire plusieurs allers-et-retours entre les hypothétiques quais de départ et le guichet. Accrochez bien votre sac à dos ou prévoyez des roulettes.

En bonus: n’oubliez pas que les indiens ont une notion différente du temps et des distances, rajoutez toujours 1h (voir 2 pour les trajets plus longs) aux temps de trajet que l’on vous indiquera.

Définir son trajet avec les bus publics

Selon les destinations, le moyen le plus rapide pourra être de changer de bus. Par exemple, de Munnar à Madurai, il y a quelques bus directs par jour, mais étrangement les emprunter prend plus de temps que de prendre le bus de Munnar à Theni, puis de Theni à Madurai. Les locaux sont en général de bons conseils pour cela, mais essayez de demander à plusieurs personnes au cas où (on vous rappelle qu’ils ne sont pas toujours d’accord entre eux…). On a fini par comprendre cette fâcheuse manie de nous faire tourner bourrique: les Indiens n’aiment pas dire qu’ils ne savent pas et préfèrent parfois vous donner une mauvaise information juste pour vous donner une réponse… Différence culturelle sans mauvaise intention, il faut juste le savoir et s’adapter.

Les compagnies de bus privées

Vous pouvez aussi payer plus cher pour des bus pour touristes, plus confortables et avec AC, mais dans ce cas, il faudra réserver à l’avance en passant par une agence, et vous aurez une flexibilité moindre dans les horaires et les destinations. Aussi, les bus publics ont en général une station de bus près du centre, alors que les bus privés sont plutôt excentrés.

Bus de nuit pour les longs trajets en Inde

Trouver son bus de nuit

Pour ce qui est des bus de nuit, il est plus facile de trouver des informations sur les prix, les horaires, et les temps de trajet. Pour ce faire, il y a plusieurs sites internet, notamment: ticketgoose.com, redbus.in, busindia.com. Il faut en utiliser plusieurs, car chaque site dessert plus ou moins bien les différentes régions de l’Inde.

Si, en cherchant sur plusieurs sites vous ne trouvez toujours pas de bus, regardez les villes autour de votre destination, peut-être que cela marchera mieux. Si vous faites toujours chou blanc, alors demandez à une agence de voyage qui pourra vous renseigner.

Les différentes catégories de bus de nuit

Pour la plupart des destinations, il y a plusieurs possibilités de bus via différentes compagnies. Nous avons toujours privilégié les « sleeper 2+1 AC » qui sont en général les bus les plus neufs et les plus confortables (ou moins inconfortables devrions-nous dire. Sauter comme des crêpes de jour nous amusait, mais on avait besoin de récupérer la nuit tout de même!).

2+1 signifie ici qu’il y a un côté du couloir avec une seule couchette et l’autre avec une couchette double, donc il y a un peu plus de place qu’en 2+2 (une double de chaque côté). Néanmoins, ces couchettes ne sont quand même pas très larges, et pour les plus grands d’entre vous, pas très longues non plus. Stéphanie, avec sa petite taille, se case partout, ce qui n’est pas le cas de Manu… après de rudes négociations, Stéphanie a accepté de prendre tous les sacs de son côté pour laisser un peu de place aux jambes de son chéri. Conclusion: voyagez avec un mini-pouce.

Si vous voyagez seul, prenez bien sûr les couchettes individuelles si vous ne voulez pas faire des câlins avec un nouvel ami indien! Si vous voulez vraiment économiser, vous pouvez prendre un « seater » de nuit, mais soyez prêts à faire une nuit blanche, les sièges étant en général petits et serrés, et attendez-vous à ce que ce soit bruyant tout au long de la nuit! Prévoyez aussi de quoi vous couvrir, car on ne vous proposera pas systématiquement de couverture (s’il n’y en a pas déjà sur votre couchette, n’hésitez pas à demander).

Enfin pour réserver les bus, à l’heure actuelle, aucun des sites de réservation n’accepte les cartes étrangères, donc vous devrez forcément passer par une agence de voyages qui prendra une commission de 50 à 100 INR par billet.

Pour en savoir plus sur l’Inde, consultez notre dossier!

Et pour tous nos conseils de voyage en Inde, venez par ici!

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