Jordanie, le bilan: surprenant et envoûtant pays

Notre voyage en Jordanie en quelques mots

Nous avons passé une semaine tout juste en Jordanie, ce merveilleux pays que nous avons choisi comme la deuxième étape de notre tour du monde: le bilan est juste « wahou! ». On a complètement craqué sur cette destination, on est tombés amoureux quoi… Et pourtant, on est loin d’avoir tout vu du pays: on ne s’y attend pas car la Jordanie est un petit pays envahi aux trois quarts par le désert, mais il y a tant de choses à faire et à voir!

En une semaine et 7 nuits (dont une magique dans le désert du Wadi Rum), on a pu profiter de 4 étapes, de beaucoup de sable, des traditionnels et majestueux levers et couchers de soleil, on a réalisé un rêve en faisant face à l’une des nouvelles merveilles du monde (à juste titre, Stéphanie a même pleuré en découvrant la Trésorerie, c’est dire), et on a vécu une folle aventure bédouine (avec un âne tout ça… on vous la raconte dans nos récits)! Tout ça nous a menés à nous reposer 3 jours à Amman, avant de prendre l’avion pour Cochin, Inde du Sud.

Et pour revenir à la réalité, on n’a pas tenu notre budget, et on n’a pas réussi à se faire héberger chez l’habitant pour reverser les économies réalisées à Aroonii… On se rattrapera plus tard! En une semaine, ce n’était pas simple d’y arriver, d’autant plus qu’en Jordanie, les circuits touristiques sont assez tracés, bien organisés et bien huilés, il n’est pas aisé de sortir des sentiers battus sauf si on connaît bien le terrain… Ce qui n’était évidemment pas notre cas! En règle générale, qui dit Jordanie, dit guide.

Pourquoi la Jordanie?

« Tiens c’est curieux, pourquoi la Jordanie? » Et pourquoi pas? Et oui, on nous pose souvent la question! On se demande ce qu’on a bien pu aller faire là-bas, d’autant plus qu’avec l’actualité et la situation désastreuse dans laquelle se trouvent les pays limitrophes (Syrie et Iraq notamment), la question de la sécurité se pose. Beaucoup à nous avoir posé ces questions sont français, on doit bien le dire. Des allemands qui ont croisé notre chemin sur les hauteurs de Petra ont trouvé très intéressant que « des parisiens viennent s’aventurer dans ces contrées, malgré la peur panique liée aux attentats depuis 2015 ».

Et pourtant, on n’a pas ressenti la moindre once d’insécurité: la Jordanie est un pôle de stabilité dans cette région particulièrement instable. Les Jordaniens sont un peuple véritablement accueillant, qui n’a pas volé sa réputation quant à leur hospitalité chaleureuse. Les Jordaniens sont fiers d’être Jordaniens, ils sont fiers de leur pays, de leur histoire, de leur roi, de leur culture… et ils vous le partagent! Malgré tout, la Jordanie souffre beaucoup de la mauvaise presse des pays alentours: le tourisme, deuxième source de revenus du pays (et qui donc resprésentait historiquement 20% du PIB), aurait baissé de 70% ces 5 dernières années.

On ne vous engage donc que trop à vous rendre en Jordanie! Le site du Ministère des Affaires Étrangères invite malgré tout à la prudence, il faut rester informés, mais sans sombrer dans la peur ou la paranoïa. On dirait, en ce qui nous concerne, qu’il faut être aussi prudents en Jordanie que dans tous les pays dans lesquels on voyage: règles de base de sécurité et modestie vestimentaire, ni plus ni moins.

Se rendre en Jordanie, après notre périple israélien, nous est venu assez naturellement. Voir Petra de ses yeux était un rêve d’enfant de Stéphanie (il doit y avoir de l’Indiana Jones là-dessous), et comme nous commencions notre tour du monde dans un pays voisin, c’était plutôt facile de s’y rendre.

L’occasion était trop belle! Ni l’un ni l’autre ne connaissions le pays, et nous avons été conquis… on l’a déjà dit pour Israël, oui on sait, mais on le dit aussi (et haut et fort) pour la Jordanie: on reviendra! Et croyez-nous, c’est une certitude…

Notre itinéraire en Jordanie:

Jour 1: arrivée à Aqaba, en passant la frontière israélienne depuis Eilat
Jour 2: Wadi Rum et nuit dans le désert, dans un camp bédouin
Jour 3, 4 et 5: Petra
Jours 6 et 7: Amman
Jour 8: départ pour Kochi

Modes de transport en Jordanie: 

On vous proposera pas mal de taxi privé, ou de trajets en bus via la ligne touristique officielle (JETT: Jordanian Express Tourist Transport). Comme dit plus haut, il est assez difficile de visiter la Jordanie sans passer par une agence de voyage, l’office du tourisme ou un guide. Le voyage « do it yourself » est loin d’être facilité dans le pays, tradition économique et historique oblige. En effet, les bédouins tiennent les rênes du commerce depuis des siècles, ce sont eux qui font le lien entre les différentes activités, qui organisent sur le terrain, qui passent le mot… bref, les Jordaniens ont le commerce dans le sang, c’est un de leur plus précieux héritage. Et comme le tourisme représente historiquement, on vous le rappelle, 20% du PIB, c’est pas étonnant si tout a été fait pour que les touristes suivent des chemins bien balisés. Comme on avait une semaine devant nous, on n’a même pas essayé de résister, on voulait profiter à fond de notre temps sur place. Cependant, on a croisé une jeune backpackeuse d’origine suisse allemande qui a tenté de tout faire par elle-même, et elle nous a avoué qu’elle perdait beaucoup de temps, qu’il fallait faire preuve de patience et être tenace… Bon, on tentera la prochaine fois!

D’habitude, on ne prévoit pas trop notre voyage en avance, on s’y prend même plutôt à la dernière minute. On voit sur place ce qu’il se passe, c’est selon nous la meilleure façon de se renseigner, d’avoir les bons plans et d’être plus flexibles. Cependant, on ne saura jamais pourquoi, mais Emmanuel a eu un petit doute dans le bus de Tel Aviv à Eilat… il a commencé à se dire qu’il valait mieux tâter le terrain avant de passer en Jordanie (même si on y était dans quelques heures). Il s’est donc connecté via son mobile (pratique ces petites bêtes-là quand même…) tant qu’il avait encore de la 3G. Et c’est comme ça qu’on a organisé, en quelques clics, notre circuit pour visiter le Wadi Rum et Petra, au départ d’Aqaba.

Plusieurs devis à comparer, et le choix a été assez rapide, puisque qu’on nous proposait par ailleurs des prix prohibitifs (du type 300 à 400 JOD par personne).

L’heureux gagnant a donc été le devis à 150 JOD par personne (environ 195€) pour:

  • le taxi de Aqaba au Wadi Rum (environ 1h30)
  • 3h de tour du Wadi Rum en Jeep
  • 1 nuit dans un camp dans le Wadi Rum (avec dîner et petit déjeuner)
  • le taxi du Wadi Rum à Petra (environ 2h30)
  • 1 nuit à Wadi Musa (la ville qui jouxte Petra)

Comme c’est tout compris, on ne peut pas vous donner d’ordre de prix pour chacun des postes, mais pourtant on a essayé de savoir… sans succès.

Notre contact de l’agence gagnante était vraiment très sympa, une guide très douce et ouverte à la discussion et à l’échange, soucieuse que tout se passe le mieux pour ses clients. On vous la recommande et en cadeau, on vous laisse ses coordonnées! Suzan Gabor, [email protected]

Après cette partie « organisée », nous avons booké un bus (JETT: Jordanian Express Tourist Transport), pour quitter Petra. On était désormais libres (ou livrés à nous-mêmes)! Pour profiter encore un peu plus de Petra (on a craqué sur ce lieu on vous dit), on a négocié avec l’hôtel de garder la chambre un peu plus longtemps et d’attraper le bus de 16h. Sinon on aurait dû partir le matin avec le bus local, ce qui aurait été sans doute très pittoresque mais on voulait encore crapuhuter parmi les vieilles pierres (oui, il est donc possible de prendre le bus local!).

Et ce n’était pas si mal: le bus Wadi Musa/Petra direction Amman (20 JOD soit environ 25€ par personne), est un bus qui prend un peu moins de 5h et qui est très confortable. Il est aussi très facile de faire ce trajet un peu plus rapidement en taxi, mais il vous en coûtera environ 80 JOD (+/- 100€).

Dans Amman, nous n’avons pas beaucoup circulé et nous sommes donc contentés de nos jambes, bien rodées depuis le début du voyage. Et nous n’avons pas été frustrés, puisque nous étions dans Downtown (la vieille ville), au pied de la Citadelle. Position assez centrale donc!

Enfin, nous avons pris le taxi pour nous rendre à l’aéroport de Amman (compter 23 JOD soit environ 30€), et nous envoler vers l’Inde.

Hébergement en Jordanie:

Nous avons essayé de trouver des hébergements via Couchsurfing, pour poursuivre notre projet de dormir chez l’habitant, mais malheureusement nous n’avons pas trouvé preneur. On s’y est peut-être pris un peu en retard aussi, ou cela confirme à nouveau le côté très organisé et très cadré pour les touristes? Les touristes vont dans les hôtels, point, sauf quand ils connaissent déjà bien le terrain. Mais attention, cela n’enlève rien à l’accueil chaleureux des Jordaniens!
Nous avons donc opté pour des hôtels, réservés sur Booking, à l’exception de Wadi Musa (la ville qui jouxte le site de Petra) où l’hôtel était choisi par notre agente de voyage, et du Wadi Rum où là aussi le camp bédouin était choisi par elle. Les deux étaient très bien, et l’hôtel choisi pour visiter Petra avait une situation idéale, à 5 minutes à pied de l’entrée du site. Il s’agit du Sunset Hotel.

Dans le Wadi Rum, il s’agit d’un camp bédouin que vous pouvez contacter directement:
Wadi Rum Travel: www.wadirum-travel.com
Ali mohammad Al Zalabieh
Mobile: 00962 777 477 051
[email protected]

Pour budget global de ce circuit, voir plus haut (dans Modes de transport en Jordanie)

Pour ce qui est des hôtels, si vous choisissez comme nous les hôtels les moins chers, comptez sur un budget de 15 à 25 JOD (20 à 35€ environ) par nuit pour 2 personnes.

Budget en Jordanie:

Bon, raté pour cette fois: on n’a pas tenu le budget… Nous avions en effet un peu sous-estimé l’hébergement, le budget quotidien pour se nourrir, et le prix des prestations comme la visite du Wadi Rum. Enfin, nous n’avions surtout pas prévu que nous allions être plus ou moins obligés de passer par une agence pour organiser la visite du Wadi Rum.
Mais fort heureusement, nous avions économisé pas mal en Israël: in fine, on reste en-dessous du budget estimé pour le moment!

Comptez 400 à 500 JOD (500 à 650€) pour une semaine et pour une personne, hors billets d’avion.

Ah oui, il y a une chose importante à savoir lorsqu’on vient en Jordanie: le tip (soit le pourboire) est de rigueur!

On tip tout le monde, et partout: le guide, le chauffeur, le serveur, le réceptionniste de l’hôtel (oui oui!), les petites gargotes, le cuisinier lorsqu’on est en camp bédouin… c’est dans les mœurs, et il faut compter environ 7 à 10% de tip. Il ne faut pas que le pourboire soit perçu comme une contrainte, bien au contraire: il est dans l’usage de récompenser quelqu’un pour service rendu, et surtout lorsque vous avez apprécié le service. C’est là encore un héritage de la culture bédouine: avant, on se serrait les coudes face à la dureté de la vie dans le désert, on était solidaires, et on se rendait très souvent service. Il était facile de remercier à son tour, en renvoyant l’ascenseur en rendant un autre service. Aujourd’hui, la monnaie d’échange et de récompense est tout simplement de l’argent!

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