Quels modes de transport en Israël?

Location de voiture

Si Israël est un petit pays, les distances sont trompeuses: nous avons quand même fait quelques routes de montagne! Golan, région de la Mer Morte et la ville d’Haïfa notamment, bâtie sur le mont Carmel. Pour être plus libres dans nos déplacements et optimiser notre temps (tant de choses à voir et à faire en deux semaines!), nous avons opté pour la location d’une voiture, assez simple dans le pays. Du moins, tant que vous avez un permis depuis plus de 2 ans et que vous avez 21 ans révolus. Pas besoin de permis international pour cette destination.

Nous nous y sommes pris à l’avance pour avoir la garantie de circuler dans le véhicule qui nous convenait le mieux, et avons fait la réservation deux mois avant notre arrivée à Tel Aviv par internet via un comparateur (en ayant bien pris soin d’en consulter plusieurs évidemment). Nous avons trouvé notre petit bonheur à quatre roues sur le site Carigami.

La plupart des voitures en circulation en Israël sont des automatiques: conduite confortable quand on a beaucoup de kilomètres à avaler en peu de temps, mais pas toujours très maniable dans les longues montées, assez fréquentes dans ce pays (surtout quand les autres véhicules derrière vous poussent car eux, ils ont la possibilité de monter plus vite en puissance qu’une petite voiture de location et connaissent les routes par coeur… on ne vous raconte pas les coups de klaxons et appels de phare qu’on s’est pris, ou quand on se faisait doubler par des camions en plein virage en pleine montée!). Autre point important dans notre choix: on a pris une 4 portes, même si le tarif est plus élevé, tout simplement pour être sûrs de caser nos gros sacs bien remplis pour un voyage de un an et demi autour du monde. Et croyez-nous, on a été bien inspirés!

En fonction de votre itinéraire, vous avez la possibilité de lâcher la voiture dans un point de location différent de celui de départ. Contrairement à beaucoup de pays, comme Israël est un petit pays, cela ne coûte pas plus cher… sauf si vous le déposez à Eilat qui est tout au sud du pays, et justement là où nous prévoyions d’aller pour nous rendre en Jordanie.

Donc, nous avons loué la voiture à notre point d’arrivée à Tel Aviv et l’avons rendue au même point pour éviter des frais supplémentaires, choix tout à fait personnel. Puis nous avons pris le bus depuis Tel Aviv pour Eilat (5 heures de trajet environ). Pour la petite histoire, c’est pas mal aussi, le bus, vous pouvez admirer à loisir le paysage qui défile devant vos yeux, croiser des militaires qui descendent à leur base en plein milieu du désert, et profiter de la joie de vivre de jeunes Israëliennes qui transforment le bus en boîte de nuit pour quelques heures!

Il y a plusieurs choses à savoir sur la conduite en Israël:
  • Comme partout, il faut être vigilant, mais redoublez d’attention, car ce n’est pas de tout repos! Quand on plaisantait sur les limitations de vitesse (qui visiblement n’étaient respectées que par nous ou presque), on nous a répondu avec humour qu’il s’agissait davantage de « vitesses conseillées ». On s’est quand même retrouvés à 3 voitures en parallèle sur une 2 voies, avec une 4e en embuscade… bref, ayez toujours vos yeux dans les rétros! Bien évidemment, on avait pris grand soin de prendre une assurance en cas de pépin, on n’est jamais trop prudents. Vérifiez bien l’état du véhicule au départ – au besoin prendre des photos ou vidéos, ainsi que le niveau d’essence. A bon entendeur!
  • Quand on ne connaît pas un pays, on a tendance à suivre son GPS. Sauf qu’en Israël, il y a des zones par lesquelles il est fortement déconseillé de passer. On vous rappelle que la situation politique est des plus complexes et reste très tendue (2 jours après notre passage à Jérusalem, il y a eu une fusillade dans la ville). Territoires israëliens et territoires palestiniens ont des frontières très proches, notamment dans les environs de Jérusalem, et même s’il y a de nombreux checkpoints, on peut vite se retrouver en territoire palestinien.

Il faut savoir qu’il y a trois types de territoires en Cisjordanie, la zone C gérée à 100% par Israel (61% du territoire), la zone B gérée conjointement par Israël et l’Autorité Palestinienne (28%), et la zone A gérée à 100% par l’Autorité Palestinienne (11%). Les deux premières sont considérées comme étant plutôt sûres (surtout la zone C) et les routes sont généralement en bon état, et c’est malheureusement en zone A que l’on sent réellement une différence en termes de sécurité et de qualité des routes. C’est donc dans cette dernière zone qu’il est formellement interdit de circuler lorsqu’on loue une voiture, à moins d’avoir une assurance supplémentaire spécifique.

Et bien, même lorsqu’on fait attention, on peut se retrouver de l’autre côté de cette frontière très vite, sans le vouloir. Cela nous est arrivé, et on sent vite la différence, la première chose à faire est de faire demi-tour le plus vite possible. On a dû attendre d’arriver à un rond point pour pouvoir retourner sur nos pas, et lorsqu’on a aperçu le panneau « Jérusalem » brûlé, on était bien heureux de n’être pas allés beaucoup plus loin… Il est bien entendu possible d’aller en Palestine, mais par d’autres moyens, et il est vivement conseillé d’y aller avec un guide qui saura notamment par où passer puisque l’armée israélienne bloque régulièrement certains secteurs par des checkpoints où l’attente peut être très longue…

De même, dans Jérusalem, il y a des quartiers à éviter. Là encore, on s’y est retrouvés, tout en bas de Silwan (justement le quartier d’où venait l’homme responsable de la fusillade 2 jours plus tard), sans faire exprès, en tentant de rejoindre le Mont des Oliviers depuis le vieux Jérusalem: la tension est palpable. Et ça va vite, les routes sont étroites et vallonnées, il n’est pas aisé de changer son itinéraire lorsqu’on s’y est engouffré. De manière générale, éviter les quartiers Est de la ville, où il y a encore des affrontements.

Tenez-vous informés de manière constante lors de votre voyage, et consultez notamment le site du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet. La sécurité avant tout!

  • Faire son plein d’essence relève du défi! On paie par carte bancaire certes, mais lorsqu’on ne parle pas hébreu, c’est très compliqué, on n’a trouvé aucune machine en anglais. Comptez sur la gentillesse des israëliens qui seront prêts à vous aider si vous le leur demander avec un grand sourire. Nous, c’est ce qu’on a fait systématiquement!
Transports publics

Avant de récupérer la voiture, on s’est déplacés en transports publics: train dans Tel Aviv et bus. C’est assez simple, il faut demander son chemin, et les tarifs sont relativement bon marché! Pour un trajet de bus dans Tel Aviv, comptez 6 shekels par personne en moyenne, ce qui revient à 1,50€ environ. Pour les bus plus longue distance, cela dépend des trajets: pour un Tel Aviv-Eilat, comptez 70 shekels.

Attention: les transports ne circulent pas autour de Shabbat, soit du vendredi après-midi au dimanche matin, ni pendant les fêtes. Nous étions en Israël pendant Yom Kippour, où tout s’arrête: même les voitures ne circulent pas! Assez impressionnant d’assister au spectacle d’une ville comme Tel Aviv sans circulation…

Pour en découvrir davantage sur Israël, consultez notre dossier!

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