Au départ, était le Cambodge

Flashback

Cambodia, mon amour. Ces trois mots résument l’attachement particulier que j’ai pour ce pays. C’est là que ma vision des choses, mon prisme, a changé, je vis autrement désormais. J’ai découvert le Cambodge il y a peu, en décembre 2014. J’y suis allée sans trop savoir à quoi m’attendre, j’étais prête à recevoir et à apprendre, sans a priori. J’avais glissé dans mon sac-à-dos le Guide du Routard, que je n’ai ouvert qu’après quelques jours à Phnom Penh. J’avais entendu parler d’Angkor, bien sûr, mais je me suis laissée le luxe de boire de mon regard tout ce qui se passait autour de moi, et tous mes sens ont été mis en éveil dès que j’ai traversé la ville depuis l’aéroport pour gagner le centre. C’était déjà plus que ce que je n’avais espéré. J’y suis restée 1 mois, puis y suis revenue lors de mon voyage de 2 mois au Myanmar (Birmanie) et en Thaïlande début 2015. Pour y emmener Emmanuel en février 2016.

Partager ce pays avec lui m’était essentiel : c’est un petit bout de moi, même si je ne connaissais rien de ce pays et que je resterai toujours « l’étrangère », la « barang ». Je m’y suis sentie libre, apaisée, émerveillée, touchée, peinée, heureuse, vivante, inutile, parfois utile, insignifiante c’est sûr. Mais j’ai surtout fait des découvertes et des rencontres qui ont nettoyé mon disque dur, conscient comme inconscient. J’ai vu, observé, écouté, appris. On m’a donné beaucoup, toujours au hasard. J’ai eu envie de donner en retour, comme je pouvais, à ma mesure, sans m’inventer de nouvelles compétences ou personnalités. Je me suis débarrassée de mes peurs et fardeaux qui m’apparaissent aujourd’hui comme dérisoires, ai gagné en confiance et en paix intérieure, avec cette furieuse envie de vivre. En m’étonnant moi-même parfois. Je n’ai pas changé, je me suis révélée. Sur la route, avec un backpack, grâce à l’autre.

En rentrant, j’étais un peu déboussolée, 4 mois avaient suffi à remettre en question mes codes, mes habitudes, j’ai mis quelques temps à me réadapter. Mais très vite, ce besoin de donner en retour et de faire ma part est devenu bien concret : rentrée le 1er avril 2015, j’ai créé l’association Aroonii le 18 mai. Et depuis, j’aide les personnes que je rencontre en voyage, pleines de bonnes idées, à développer leurs projets sociaux et solidaires, notamment au Cambodge. Ce n’est pas grand-chose, mais ça me plaît, avec cette attention constante de faire les choses en bonne intelligence.

Tout cela, cette découverte intérieure, de l’autre, du Cambodge, j’avais envie de le partager. Et vous savez quoi ? Emmanuel a accroché. Vraiment. Sans que je ne l’y prépare ou lui dévoile quoique ce soit : je voulais que lui aussi, découvre avec son regard. L’échange et le partage, l’émerveillement et l’inattendu ont été le fil conducteur de notre voyage au Cambodge de février 2016. On savait alors qu’on repartirait pour plus longtemps, pour ce fameux tour du monde, avec notre façon à nous de voyager. Ce qu’on ne savait pas encore, c’est ce qu’on allait faire de ce projet. Il nous a suffi de tomber sur Proeun et son magnifique projet « Cours avec Moi ! », pour donner du sens à tout ça. Et tout s’est enclenché.

 

Le Cambodge en 2 semaines

On pourrait croire qu’on a couru un peu, mais le temps n’a pas la même emprise là-bas. Et nous n’avions tout simplement pas pu poser plus de 2 semaines de congés. Voici donc l’itinéraire que l’on vous recommande si vous passez 2 semaines au Cambodge:

Jour 1 :

Arrivée à Phnom Penh. Avec le décalage horaire, on n’a pas été très vaillants pour visiter le Royal Palace et les musées. On s’est contentés de flâner dans les rues pour s’imprégner de l’ambiance de la ville.

Bus de nuit pour gagner Siem Reap (vous pouvez atterrir directement à Siem Reap si vous souhaitez éviter la capitale)

Jours 2, 3 et 4 :

Siem Reap et visite des Temples d’Angkor. Nous avons opté pour 3 jours de visite, en compagnie de notre guide, qui n’était autre que Proeun ! C’est comme cela que nous avons fait sa connaissance, et que nous avons pu assister à l’inauguration de son école « Cours avec Moi ! »

Jour 5 :

Villages flottants et nuit dans une homestay d’un village encore peu fréquenté par les touristes, Prek Toal (du moins, en 2016, les choses changent vite !)

Jour 6 :

Bus de nuit pour Kampot, au sud du pays

Jours 7, 8 et 9 :

Kampot et ses environs, les plantations de poivre évidemment, mais surtout les levers à 5h du matin, pour prendre le scooter et aller se perdre dans les campagnes et les marais salants pour voir la vie s’éveiller… Le Bokor, réserve naturelle, est à faire plutôt en matinée, pour éviter que la brume ne vous cache le panorama imprenable sur la mer, au point le plus haut. Nous nous sommes fait plaisir en séjournant à la magnifique Green House (cuisine divine au passage !). Programme associatif oblige pour nous, nous sommes allés visiter une ferme de permaculture et avons distribué quelques semences envoyées par Kokopelli.

Jours 10 et 11 :

Kep et son marché au Crabe, les randonnées dans le parc naturel… et pour nous visite et coups de main au premier projet soutenu par Stéphanie. L’occasion de partager de bons moments, de faire la fête et pique-niquer sur la plage avec nos amis.

Jour 12 :

Bus le matin pour regagner Phnom Penh

Jour 13 :

départ de Phnom Penh pour regagner Paris

Comptez environ 500€/ personne pour ces différentes étapes !

Si vous avez l’occasion de partir plus longtemps, poussez jusque Battambang au nord, ou Sihanoukville au sud… sachant qu’à Sihanoukville, on vous conseille de fuir la ville et de vous réfugier à Otres Beach. Et si vous y passez un mois, allez jusque dans le MondolKiri et le RatanaKiri.

On va retrouver le Cambodge en février-mars 2017, on a hâte ! On vous partagera davantage de bons plans et informations à ce moment-là. Là, c’était pour la belle petite histoire…

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